Paul était né à Rouen, de père auvergnat et de mère normande. Quand ? Nul ne le sait plus. Il aimait la place de la Cathédrale. Tôt le matin ou tard le soir, aux moments où il prenait et quittait son travail.
Souvent, devant ses fourneaux, il pensait à Jeanne. Il savait que la ville lui devait sa notoriété mais, disait-il, c’était quand même cher payé.
Vers 15 heures, sur la terrasse, en été, il s’asseyait et dégustait un café, toujours italien, toujours bien serré. C’était l’après-midi, le temps du repos.
C’est ainsi que, dans les années cinquante, Robert Savary, le peintre l’avait connu. Ils aimaient tous deux se retrouver, s’attabler, converser, autour d’un demi de bière bien tiré.
Paul aimait la peinture de Savary qui aimait la cuisine de Paul. Dieu que la vie était belle, place de la Cathédrale.
Il fallait bien une Virginie pour illustrer l’esprit de Paul. C’est l’œuvre de Virginie Délignières, filleule en peinture de Savary. Nous la remercions pour son talent.
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